En mars 2020, le distanciel a remplacé le présentiel pour beaucoup activités : l’école, les loisirs ou encore les visites familiales. Les enfants et jeunes se sont retrouvés projetés dans un monde virtuel constant.
La crise sanitaire et la généralisation non préparée du télé-enseignement et du télétravail ont provoqué une digitalisation immédiate et quasi-totale des modes de collaboration et d’apprentissage.
L’utilisation de plus en plus intense des moyens de communication digitaux renforce les phénomènes d’infobésité, d’hyperconnexion, d’isolement social et d’addiction numérique. Les conséquences sont majeures sur le bien-être, les capacités d’apprentissage et la réussite de tous les usagers et notamment des plus jeunes : une population nouvellement exposée à certains risques digitaux auparavant « réservés » aux usages professionnels du numérique.
L’enseignement à distance et le télétravail se sont développés très rapidement, entraînant une hausse des compétences techniques (notamment digitales) de la plupart des individus. Bien que les « digital natives » soient plus intuitifs techniquement, ils ont un usage et une exposition aux outils numériques supposés à tort mesurés voire autorégulés.
Si ces préjugés numériques existent dans toutes les tranches de la population, ils sont en revanche plus ancrés et moins nuancés chez les moins de 27 ans, rendant leur insertion dans le monde professionnel périlleuse sur le plan psychosocial.
Prévenir et protéger des dérives numériques impose une dissociation entre les codes d’usages privés et les utilités socio-éducatives ou professionnelles. Les “instincts de connexion” humains étant malheureusement peu enclins à favoriser le bien être mental dans un monde digitalisé, il s’avère nécessaire de former et faire expérimenter aux populations les plus jeunes les usages numériques positifs.
Face à ces problématiques, IMS Luxembourg travaille sur le projet “Digital Well-Being for Youth – Humaniser le numérique pour ne pas numériser l’humain”, avec le soutien de l’Œuvre Nationale de Secours de la Grande-Duchesse Charlotte. Ce projet s’engage pour lutter contre les préjugés d’usages digitaux en faisant interagir étudiant·es en préparation d’insertion professionnelle, salarié·es avec moins de deux ans d’expérience, managers et collaborateur·rices en fonction.
IMS Luxembourg souhaite former au caractère non implicite des usages numériques tout en prévenant les impacts mentaux individuels et collectifs. Des expérimentations permettront d’identifier les normes/clichés et de donner les outils pour permettre des conditions d’apprentissage et de travail cadrées par les notions sous-jacentes au bien-être digital. Le but est de prévenir les risques psychosociaux pour les jeunes générations habituées certes au digital mais peu à s’en protéger.


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